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vendredi 25 mai 2012

Sortir du cadre


Un billet invité sur le blog de Paul Jorion qui nous change du contexte strictement socio-économique. Comme on le sait, nous sommes confrontés à plusieurs crises.

Alors quelles en sont les causes selon l'auteur?
La première, c’est qu’elle valorise le travail.
Cette sacralisation contemporaine du travail est d’autant plus absurde que nous nous sommes donnés les moyens, grâce à la science et à la technologie, de nous épargner beaucoup d’efforts et que nous pourrions nous permettre de travailler nettement moins tout en vivant bien. 
 Par ailleurs, relevons aussi que le concept même de travail n’existe purement et simplement pas dans de nombreuses sociétés. Pierre Vernant, faisait, par exemple, remarquer qu’il n’y a pas de mot en Grec ancien correspondant à ce que nous appelons travail.
La deuxième manière dont notre société nous encourage à la croissance du PIB tient aux techniques de marketing et à la publicité.
Chercherions-nous autant à consommer (et donc à autant travailler pour produire) si nous n’étions pas soumis à cet intense conditionnement ? J’ai la faiblesse de penser que non. Je pense que nous pourrions sans doute retrouver un peu plus de sobriété dans nos désirs et investir d’autres sources de plaisir que celles liées à la consommation.
Or nous savons qu’une bonne part de notre addiction consumériste vient de là. Bien souvent, ce n’est pas tant la valeur d’usage de la chose qui nous motive à l’acquérir, c’est sa valeur sociale, la façon dont son acquisition peut, dans un parfait mimétisme rivalitaire, nourrir notre valeur différentielle par rapport à autrui, notre image de nous-même, notre Ego. Les firmes publicitaires le savent fort bien et en usent tant et plus. 
Le billet
A revoir : La bataille de l’emploi est définitivement perdue

mardi 22 mai 2012

Goldman Sachs, enquête sur une société secrète


Un article passionnant sur ce monstre de la finance aux multiples tentacules qu'est Goldman Sachs. Et quand le Monde parle de société secrète, on pourrait sans doute évoquer la notion de secte avec toutes les dérives afférentes. Notion que l'on pourrait attribuer à la plupart des grands groupes internationaux, sans doute.

L'article
A revoir : La franc-maçonnerie est une religion de substitution et Le groupe Bilderberg

mercredi 16 mai 2012

mardi 15 mai 2012

Un CV pas comme les autres

Anne-Sophie cherche un travail. Comme beaucoup d'étudiants. Mais pour parvenir à ses fins, elle a trouvé un moyen original de se faire remarquer. Un CV, inspiré de la série «Bref». Un CV pas comme les autres. 
A revoir : Message aux talibans de la valeur travail et La valeur travail

mercredi 9 mai 2012

Comment les multinationales gouvernent le monde


La vidéo est un extrait d'un DVD "le marché de la faim" et contient un entretien avec le PDG de Nestlé, après l'introduction du présentateur.

Parmi ses affirmations, et il y a mieux
Le bio n'est pas le meilleur
Après 15 ans de consommation d'OGM, aucune maladie n'est apparue aux USA jusqu'à maintenant
Un tel cynisme fait froid dans le dos.
La vidéo
A revoir : La World Company, l'hydre à 147 têtes

vendredi 27 avril 2012

Ces salauds de pauvres qui boudent le RSA


Ils sont 1,6 million de fauchés qui renoncent à affronter les démarches pour le toucher. Soit par découragement, soit par manque d’infos… soit par choix.
Avec tout ça, l’État fait de jolies économies : 5,3 milliards d’aides non distribuées en 2010 !
[ ] le RSA n’est pas la seule prestation dédaignée. Trop compliquées ou mal connues, un tas d’autres aides ne sont pas réclamées.
Les fauchés ne se pressent pas non plus aux guichets des caisses d’allocation familiales (CAF) : « Pour un euro de fraude, il y a 3 euros de rappel de prestations non versées au départ ».
[ ] les CAF passent au peigne fin 10 500 dossiers par an pour détecter les fraudes. « On pourrait en profiter pour repérer les allocations non réclamées, explique notre sociologue. Mais la Caisse nationale a refusé ». La chasse aux fraudeurs, c’est beaucoup plus porteur.

mardi 24 avril 2012

Être serf de soi-même


« De toute façon, pour être libéré, il faut avoir été esclave. Et pour avoir été esclave, il faut n’avoir pas été sacrifié (seuls devenaient esclaves les prisonniers non sacrifiés).

 Quelque chose de cette exemption sacrificielle, et quelque chose de la servilité consécutive, persiste dans l’homme « libéré », et tout particulièrement dans la servilité actuelle - non pas celle qui précède la libération, mais celle qui lui succède. La servilité de deuxième type : la servilité sans maître.

 Dans la société antique, il y a le maître et l’esclave. Plus tard, le seigneur et le serf. Plus tard, le capitaliste et le salarié. À chacun de ces stades correspond une servitude déterminée : on sait qui est le maître, on sait qui est l’esclave.

 Désormais tout est différent : le maître a disparu, il ne reste que les serfs et la servilité. Or qu’est-ce qu’un esclave sans maître ? C’est celui qui a dévoré son maître et l’a intériorisé, au point de devenir son propre maître. Il ne l’a pas tué pour devenir le maître (çà, c’est la Révolution), il l’a absorbé tout en restant esclave, et même plus esclave qu’esclave, plus serf que serf : serf de lui-même.

Stade ultime de sa servilité qui, de régression en régression, remonte jusqu’au sacrifice. Sinon que personne ne lui fait plus l’honneur de le sacrifier et qu’en désespoir de cause, c’est lui qui est forcé de se sacrifier à lui-même et à sa volonté propre. Notre société de services est une société de serfs, d’hommes servilisés à leur propre usage, asservis à leurs fonctions et à leurs performances - parfaitement émancipés, parfaitement serfs. »

Jean Baudrillard 
"Simulacres et simulation"
Source 
A revoir : Le discours de l'esclave et le très drôle De l'esclavage au servage

samedi 24 mars 2012

Film : Miroir noir



Vous vous rappelez peut-être le court-métrage sur la commande de pizza en 2015 (lien ci-dessous), cette fois c'est autre vision de notre futur orienté société de distraction.
Certainement un des meilleurs films proposés ici.

Une critique acerbe et cynique de la société au travers d'un futur dominé par le divertissement de masse qui prendrait le contrôle de la vie des citoyens, une sombre description d'un avenir pas si éloigné de nous. 

vendredi 23 mars 2012

Gandhi. Le pouvoir de dire Non

Un discours de Gandhi prononcé en 1931 sur le rapport de pouvoir entre le travail et le capital. Ce n'est pas du Marx et c'est très simple à comprendre. Trois lettres suffisent en français.
A la minute même où les travailleurs comprennent que le choix leur est offert de dire oui quand ils pensent oui, et non quand ils pensent non, le travail devient le maître et le capital l'esclave.
Mais je vais vous dire pourquoi le mouvement ouvrier, si souvent capitule. Au lieu de stériliser le capital, comme je l'ai suggéré en tant qu'ouvrier moi-même, il cherche à prendre possession du capital pour devenir capitaliste à son tour.
Par conséquent, le capitalisme, soigneusement retranché dans ses positions et bien organisé, n'a pas besoin de s'inquiéter: il trouve dans le mouvement ouvrier les éléments qui soutiendront sa cause et seront prêts à le remplacer.
Si nous n'étions fascinés par le capital, chaque homme et chaque femme comprendrait cette vérité essentielle.
En complément, à revoir : Le syndrome du larbin

mardi 20 mars 2012

La fin du courage


Article et vidéo proposé par Waldorf & Stadtler (le site, Mes trucs pour blogger)
La philosophie n'est pas une question de barbe ou d'âge!
Chaque matin, en allant travailler, un certain nombre d’individus adhèrent à un système qui désavoue les principes mêmes qui  les construisent. Ils critiquent la culture de l’évaluation, les objectifs de rentabilité, le management par le harcèlement.
Pour être réellement courageux, il faut avoir éprouvé la peur et trouver en soi la force de la surmonter. Dans le monde réel, chacun se nourrit d’un fantasme de courage totalement travesti qui n’a nullement besoin de tout cet apparat.
Faire preuve de courage, c’est instaurer un rendez-vous radical avec ses principes et soi-même. Voilà pourquoi la majorité des individus se défilent. L’autre difficulté est que cette épreuve se vit seul.
A revoir : Le syndrome du larbin

mercredi 7 mars 2012

Message aux talibans de la valeur travail


Article recommandé par Martine
Sur Tête de quenelle un article sur le lien brisé entre le travail, la valeur et la rémunération.
« Le travail est l’aliment des âmes nobles » (Sénèque), « Toute peine mérite salaire », « Il faut gagner son pain à la sueur de son front » (Genèse), voilà le genre de proverbes qui ont façonné l’éducation de beaucoup d’entre nous.
Mais aujourd’hui, la simple observation de la société tend à montrer qu’il y a précisément un déphasage entre ces trois ingrédients de la dynamique vertueuse précédemment décrite.
 Par exemple, il y a des gens qui travaillent beaucoup… pour gagner des clous.
 Dans d’autres cas, les employés ne sont pas trop mal payés, ou profitent en tout cas d’une situation stable, mais leur travail est bien peu créateur de richesse.
 Dans d’autres situations moins glorieuses encore, des travailleurs sont payés une misère, sont parfois même sujet à de la souffrance dans le cadre de leur travail, alors même que le produit de leurs efforts crée peu de valeur dans la société.
 Par ailleurs, il existe également beaucoup de gens qui ne sont pas rémunérés et qui pourtant, créent des richesses dans la société.
 Face à tant d’énergie dépensée, on trouve ceux qui travaillent peu ou pas, mais qui vivent confortablement. Les rentiers et les « profiteurs » représentent bien entendu ici la caricature de cette catégorie de personnes. 
[ ] la rémunération monétaire ne reflète pas parfaitement – loin de là – ni l’effort, ni le mérite, ni même encore la valeur apportée dans la société. De même, toute contribution à la richesse globale n’est pas toujours dûment récompensée ni même reconnue. Et oui, le travail de certains est parfois nuisible à d’autres, tandis que la non rémunération de certaines activités constitue un manque à gagner pour le collectif.
Ces conclusions admises, il est évident que chacun devrait faire preuve d’un peu d’humilité avant de se permettre de juger de qui mérite quoi, et au regard de quoi. Devant une telle complexité, tant d’absurdité, de désarroi, et au final, devant tant de manque de sens, je demeure ébahi que certains, qu’ils soient « de droite » comme « de gauche » continuent de nous asséner leurs leçons de (leur) morale…
L'article

A revoir : J’ai une nourrice super, un travail super, je suis super organisée  et Les rentiers détruisent les emplois

mardi 28 février 2012

Le travail, un temps à repenser

Travailler plus pour gagner plus, au-delà d'une propagande politique qui a fait "pschitt" en quelques mois après septembre 2008, reste quand même le rêve des français. Et c'est bien compréhensible.
Nous le savons déjà, il n'y a pas assez d'emplois disponibles aujourd'hui (lien), alors augmenter le temps de travail de quelques-uns ne va pas résoudre une situation qui se développe historiquement, et c'est normal vu l'évolution technique depuis deux générations.
Mais quand on est accroché à une religion, fut-elle laïque...

Alors retrouvons un billet invité, avec des graphiques explicites, sur le blog de Paul Jorion
Pour entrer dans le vif du sujet, un 1er constat s’impose. Comme le 1er graphique le démontre, nous assistons globalement depuis 30 ans à un mouvement quasi-général de réduction du temps de travail (tous emplois confondus : salariés et non salariés).
[ ] nous constatons grâce aux courbes de tendance que les pays où la productivité horaire est la plus forte sont aussi ceux où l’on travaille le moins.
Un constat s’impose donc : plus la productivité augmente, plus le temps de travail se réduit.
Face aux gains de productivité entraînant dans leur sillage des destructions nettes d’emplois (rappel : 65 % selon le rapport précité), tous les discours sur le « travailler plus » perdent toute pertinence.
Mais une chose est certaine : si les gains de productivité continuent à détruire autant d’emplois, et faute d’innovations entraînant un « déversement » (4), nous serons dans l’obligation tôt ou tard, de façon à permettre à tous une vie décente, de repenser, à l’instar de Dominique Méda (5) et de Pierre Larrouturou (6), le partage du travail et/ou la relation entre revenus et emplois (7).
L'article

A revoir : 1942-2012 le grand retour du STO

vendredi 24 février 2012

L'explosion des robots de trading


Regardez l'évolution des transactions haute-fréquence (HFT en anglais) de début 2007 à janvier 2012.
Cela démarre lentement, très lentement, et puis...
Il est vrai qu'ils passent les transactions plus vite que la lumière, paraît-il. (lien en anglais).
La fin des traders est programmée. Dans tous les sens du terme.

L'animation (en bas ce sont les heures d'ouverture du marché)

mercredi 22 février 2012

La décroissance aurait évité le pire

Article recommandé par Martine
Un article qui montre que la situation environnementale est liée à une série de décisions prises dans les années 70 et comment un lien très net peut être établi entre l'évolution de la dette et les dégâts environnementaux actuels.

De manière très étrange, si vous cherchez sur Internet les courbes d'évolution de l'endettement souverain des pays riches, vous verrez que les courbes de production de l'usage de l'énergie fossile, pétrole, plus gaz et charbon, croissent à partir du milieu des années 1970 presque au même rythme que la dette.
En 1973, nous avions le choix, la possibilité d'une décroissance ou du moins d'une stabilisation de la croissance. L'empreinte écologique était la suivante : la planète pouvait être sauvée par état stationnaire de l'économie, qui aurait permis une redistribution lente mais globale de la richesse vers les pays dits "sous-développés", car nous avions des moyens en réserve pour aider les pays pauvres à rejoindre notre seuil sans trop le dépasser. Aujourd'hui, grâce à la dette, l'empreinte est de trois, le PIB a été multiplié au moins par trois en valeur constante et cette richesse produit des SDF, accroît la pauvreté chez nous comme dans une bonne partie du monde et réchauffe la Terre.
L'article

A revoir : Conte actuel : La crise des ânes

mercredi 15 février 2012

Le BDI se noie

Les bateaux "en rade" dans le port de Singapour

BDI, BDI? Quid? Le blogueur qui passe au latin?

Que nenni! Juste un (autre) concept financier.

Remettons-nous au français. Pour naviguer à vue c'est plus facile. 

Le Baltic Dry Index est donc un outil, traduit graphiquement, de suivi du commerce international.  Plus on vend, plus on transporte et donc  plus "l'économie" est aux anges.
Plus il monte, plus tout va bien, surtout pour les actionnaires, plus il baisse, eh bien, plus tout va ... moins bien.

Et en ce moment, il est à l'agonie. Au plus bas du plus bas. Inch Allah!

mardi 14 février 2012

La bataille de l’emploi est définitivement perdue


Allez, encore un article sur cette activité de servage. Heureusement appelée à disparaître. Fatalement.
Et ne cherchez pas d'excuse pour votre retard à le comprendre!
Lorsque nous essayons de regarder un peu plus loin que les difficultés économiques actuelles ce que nous voyons poindre c’est l’ultime révolution industrielle celle de la révolution de la robotique qui est la dernière étape de l’évolution humaine. En Chine la société Foxconn a décidé de remplacer 500.000 ouvriers pourtant « chinois pas chers » par des robots. Les coûts d’utilisation des outils robotiques baissent à un tel point qu’il est désormais plus rentable d’utiliser un robot qu’un ouvrier « low cost ».
Au Japon la société Panasonic vient de créer une usine flambant neuve de 15 hectares, produisant 40% des dalles d’écrans plats fabriqués dans le monde (pour une valeur de 2 milliards de dollars par mois) ! Cette usine entièrement automatisée fonctionne avec une quinzaine de salariés…
Cela signifie qu’un mouvement de relocalisation naturel est à prévoir dans les prochaines années, les délocalisations ne se justifiant plus par un différentiel de cout. Le prix d’exploitation d’un robot en France ou en Chine étant sensiblement identique.
[ ] la révolution Internet n’a pas encore produit tous ses effets de compétitivité. L’exemple par la banque de détail, qui maintient des réseaux qui coutent extrêmement chers alors que l’ensemble des opérations (y compris celle de crédit) peuvent être automatiquement ou presque réalisées à distance. Voilà une « économie potentielle » de 500 000 salariés rien qu’en France.
De l’invention du feu à celle de la roue, du palan à la grue, de la machine à vapeur au moteur à explosion, le génie humain à toujours cherché à faciliter le travail de l’homme, à le rendre moins pénible… jusqu’à ce que notre génie humain, nous permette enfin de ne plus travailler. Car l’aboutissement de cette créativité est bel et bien la suppression même de la notion de travail et le retour au « Paradis ».


dimanche 5 février 2012

Un hôtel de 30 étages en 15 jours


Et au sommet de la technologie et des contraintes environnementales!
Ils sont fort ces chinois.

lundi 23 janvier 2012

Des Grecs trop pauvres abandonnent leurs enfants


La situation en Grèce dégénère.

A situation désespérée, mesure désespérée... Comme Maria, une jeune mère célibataire au chômage depuis plus d'un an, de plus en plus de parents grecs préfèrent, par manque de moyens financiers, confier leurs enfants aux services sociaux ou religieux de la capitale.

Depuis un an, nous avons eu des centaines de cas de parents qui veulent nous laisser leurs enfants. Ils nous connaissent et nous font confiance.

L'article

lundi 16 janvier 2012

Pour être au SMIC, il faut être bilingue, avoir un permis B, deux ans d'expérience et un niveau BAC+2


Les statistiques du chômage du mois de novembre sont sorties et ne sont pas brillantes, le plus haut niveau depuis 12 ans, contrairement à toutes les promesses faites. Mais la réalité, donc non-officielle, est bien pire. Sur Agoravox sont repris tous les chiffres et c'est la cata. Voir l'analyse ici.

Mais les chiffres cachent de toute façon la réalité quotidienne. Pour cela quelques exemples vécus mettent en valeur le drame national qui est en train de se jouer. (lien)

lundi 9 janvier 2012

Les Maître$ du monde

     
Les Maître$ du monde, expliqué par Sylvain Timsit sur la radio Ici et Maintenant.
Vraiment à écouter car toujours très actuel (l'émission date de 2005).
Et les 10 thèmes évoqués ici.

 A revoir :  Du pain et des jeux